بسم  الله الرحمن الرحيم
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الأغواط الوطن الذي يسكنني و لا أسكنه



"J
e suis de Laghouat, non d'ici, lui dis-je. Par ta question tu m'as remué et ranimé mes maux.
Il y a deux Laghouat à notre connaissance me fit-il observer. la vraie Laghouat et Laghouat du mont Ksaâl.
C'est de Laghouat qui par sa position est à l'est de nous; Laghouat dont les habitants sont réputés pour leur dignité et leur élégance.
Nous ne supportons aucune humiliation pour ceux qui vivent parmi nous.
Nous préférons la mort au déshonneur et méprisons la richesse.

Nos exploits, tu dois le savoir sont connus dans toutes les cités et des héros reconnaissent notre vaillance.
Les grands de toutes les tribus nous fréquentent et choisissent parmi nous les oncles maternels pour leurs enfants."         

Abdallah Benkeriou

artisana10
منسج اماتنا

  Laghouat, Histoire
 
Culture ,VALEURS ,Souvenirs  ....

Laghouat la bienheureuse, la ville blonde, comme sortie des Mille et Une Nuit

J’en ai conservé une vision flamboyante et inoubliable de terrasses blanches, de murs roses,
de poussière dorée vibrant dans la lumière chaude du Sud.

ROBERT DOURNON

              Ce beau paysage qui vous acceuille c'est celui du jardin de notre ami Mustapha TADJ

 

 

 

 

 

 

 


 

Présentation

Profil

  • : MOHAMED BEN CHIKH AL -AGHOUATI
  • sidielhadjaissa
  • : Homme
  • : 23/02/1947
  • : Maroc Algérie Tlemcen Laghouat Medine
  • : lecture Afrique communication amitié psychologie
  • : Fervent passionné de la ville qui m'a vu naitre un certain 23 février de l'année 1947.Le riche passé de cette ville , la grandeur d'ame de ses habitants font qu'elle ait une place de choix dans mon coeur.

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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 20:06

Mr.ISSA Ben Azouz.

  

1953, Mr. Issa Ben Azouz, homme bien connu à Laghouat, le fils du grand Taleb ben Azouz Mohamed Issa, l’homme qui a enseigné la langue Arabe aux petits Laghouatis de ma génération du temps de la colonie avoué, était au Caire…

Il faisait sa licence d’Arabe à l’instruction de Monsieur son père.

Un jour, il vit une foule se former dans l’une des « finae » - des cours -, de la vieille et prestigieuse Université d’.El Azhar.

Il s’approcha un peu et vit que la foule des étudiants et professeurs s’était assemblée autour d’un homme à l’accoutrement bizarre.

Jugez –en : Un bon* guennour en couvre chef, et un beau burnous de laine blanche, comme seules savent en tisser les « en nahiat mel lahraeir », les femmes de nobles extractions des tribus Larbaa.

A son tour l’homme à l’étrange accoutrement questionnait les cheikhs et les tolbas de la très prestigieuse Université.

Toi, tu es d’où ?

Moi, je suis d’Iraq.

Toi, tu es d’où ?

Moi, je suis du Yemen 

Et toi, tu es d’où ?

Moi, je suis de Laghouat.

Ya belli, ya belli, tenez-vous à carreau, il se précipita et l’instant d’après je trouvais embrassé par les bras de cet homme.

L’homme em-burnoussé venait de La Messad du pays d’Abel comme disait Emile Dermighem ; une ville, tous près de Laghouat où tournoient depuis des siècles des troupeaux de moutons, bien beaux allant vers le grand Tell au Nord où revenant vers le grand bercail du Sud.

Il venait de Messad, et il se dirigeait vers La Mecque.

Il n’avait pour bagage qu’un simple petit sac –un mezoued- en poil de chèvre, où se logeait une petite hachette dont il dit qu’elle lui a rendu des grands services.

« Je l’avais -fi am Ech- char - pendant l’an de famine ; cela fait bien dix ans que je la possède. Pendant la période dure, durant la grande guerre des Naçaras, (Les puissances Chrétiennes) je m’en servais pour déterrer les « Dhab » sorte de mini varans qui peuplent le désert. J’allais ensuite les vendre au souk du village.

Une fois, j’ai mis tous les varans pris dans un sac en peau de chèvre, comme celui – ci, j’avais mal fermé le sac et les varans se sont sauvés de par le souk. Ils n’ont trouvé de meilleur refuge que les dessous des chameaux baraqués en un certain point du souk. Le « dhab » mini varan est un animal ayant une queue rugueuse et pleine d’épines, avec ça, il chatouilla les dessous de chameaux et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les chameaux envahissent en râlant le souk, courant dans tous les azimuts.

On aurait dit une camelerie chevauchée par des djinns endiablés. Oh, la féria qu’ont provoqué ce jour dans le souk ces diables de varans !

Tu manges les varans ?

Non, point mon frère. Le prophète a dit aux Arabes qui en mangeaient qu’ils pourraient le faire, s’agissant d’un animal licite, mais il a aussi dit qu’il n’en mangerait pas lui. Je suis la « sunna » tu vois.

 

Mr. Issa Ben Azouz, s’est fait une joie, en 1953, de bien accueillir son double compatriote, il lui a dit que passant par la ville de Sekandaria –Alexandrie – il a vu des tolbas, comme ici, qui étaient curieux de tout savoir sur mon pays. Ils sont sorti de l’école, ils m’ont fait assoir un instant, et ils ont commencé à griffonner sur du papier une image me représentant…

Issa Ben Azouz, lettré comme il était, se prit à sourire, cette histoire lui rappelle, l’histoire analogue que rapporte Ibnou Batouta sur son aventure en Bled es Sin –la Chine -. Il n’avait pas plutôt fait son entrée que son image en costume de Sebta – Ceuta – fit le tour de la Chine.

Mais, c’était l’époque où nous étions à armes égales avec le Septentrion.

Beaucoup de choses ont fulguré dans l’esprit d’Issa…

En 1953, il lui restait la guerre de libération du pays – l’Algérie - à faire.

Il ne s’imaginait pas, tant s’en faut, qu’il deviendrait une légende pour tous ceux qui évoquant la guerre et ses résultats voient en Issa ben aTaleb ben Azouz, l’homme qui a délibérément jeté la vie moderne au boisseau et fait de la vie au désert son idéal de vie.

On raconte qu’il roule Land Rover en main, sur les traces laissées par les gazelles dorcades, sur l’Erg lointain.

On dit à Tamanrasset qu’il emboîte les pas aux marcheurs et aux grands chameliers Targuis pour trouver le mouflon ?…On dit beaucoup de choses, sur lui mais quand on lui demande pourquoi ? Pourquoi, cet amour fou du désert ? Ne craint-il pas de se trouver, un jour, face, aux démons qui hantent le désert ?

Il n’a qu’une réponse : « C’est plutôt à eux, les djinns qui peuplent le désert, qu’il faudrait demander s’ils ne sont pas effrayés me trouver, moi, parmi eux ? ».

Il y a très, très longtemps, je l’ai croisé près du Hanout Bouameur. Le Mussée Oriental Sa Land Rover était bien là, garée.

El Hadj Ar Romane grand imam de la plus ancienne Mosquée de Laghouat le Masjed El Attiq était en sa compagnie, il m’a présenté à lui. Il semblait connaître mon père. Nous avons une petite palmeraie au Bordj Essennouci dans le même endroit que la leur.

A l’âge de 80 ans son père le grand Taleb Mohamed Issa Ben Azouz, ayant mis bas le harnais de l’enseignant, s’était remis au travail de la terre…

Issa, avait l’air en ville d’avoir la tête du «prisonnier » qui compte les jours qui reste à sa peine ou pour mieux dire, il avait l’air, à l’armée, du pauvre bidasse qui compte ses jours avant la quille.

Oh, dites moi, se souvient-il du jour en 1953 où il croisa, cet homme venu Messad, et se dirigeant vers à la Mecque à pied.

A la Mecque, comme s’il allait chez lui ?

En dépit du Colonialisme, ce bédouin, se sentait libre d’aller là où il veut.

Il se sentait chez lui en terre d’Egypte, tout Messadi qu’il était.

Certes, il n’a pas oublié le cercle des transhumances ni son origine, c’est pourquoi, gonflé de joie, il s’est écrié « Ya belli ! Ya belli !...en rencontrant Issa Ben Azouz si loin de Messad.

Ya biLAah !

Ya bi LAAH !

Mon Dieu, Mon Dieu ! (C’est trop de bonheur !…)

Jusques à quand, mon Dieu, les Palestiniens, de tous les Arabes, ne pourront-ils pas crier à l’image de l’antique bédouin :

Le désert a ses secrets, les prophètes de Dieu en savent quelque chose, peut être que Issa Ben Azouz a-il été admis à pénétrer l’un d’eux ?...

N. COTTE

Par MOHAMED BEN CHIKH AL -AGHOUATI - Publié dans : N.COTTE - Communauté : Les amis d'agathe
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