Seule ma Terre Natale a des fragrances ....

Publié le par LAGHOUATI

 

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Ce matin j’étais gagné par un spleen  qui m’a fait rappeler les liens très forts de sincère amitié qui me liaient depuis ces derniers temps à deux êtres merveilleux dont je ne cesserai jamais de louer les immenses qualités.

Vous avez dû , pour les gens qui nous suivent, deviner qu’il s’agit de Tahar Kelbite et de Semahi Marfoua dont l’absence m’est pénible . J’ai trouvé dans ces deux êtres exceptionnels des qualités très rares à notre époque . J’ai perdu ces derniers mois deux très chers amis qui nous ont quittés à jamais mais Semahi et Tahar sont là pour me convaincre que tout n’a pas complètement disparu avec leur départ . Fidélité, disponibilité, partage de valeurs communes , discussions de haute voltige , voici tout ce qui me manque en ce moment . Il suffit que je leur téléphone pour qu’ils se libèrent de toutes leurs occupations pour répondre à mon appel de bonne compagnie.

Pour atténuer un peu mon spleen je suis sorti assez loin de la ville et ses tumultes pour marcher longuement sur le sable des dunes et jouir du paysage fantastique que seul le sahara peut offrir aux sens et à l’esprit. J’ai longuement marché en expirant très fort pour évacuer les quelques soucis dont la vie nous afflige au quotidien.

J’ai téléphoné à Semahi et cela m’a réconforté et adouci ma peine. Le silence de la nature et les grands espaces qui n’en finissent pas ont fini par me rendre la paix de l’âme . J’ai senti que mon ami supportait très mal la séparation et cela transparaissait dans sa voix qu’il s’efforçait de garder assurée mais ses efforts de rétention n’ont pas pu empêcher ses larmes , je n’ai pas pu à mon tour les retenir . Cela a eu pour effet magique de me donner plus de sérénité , je me suis senti plus léger comme si je venais de déposer un lourd fardeau .

Ne t’en fais pas Semahi , je reviendrai et nous pourrons tous les deux aller passer de beaux moments chez nos amis Hadj Mohamed et Mehdi à Gneifid autour d’un bon thé .

Il me plait enfin pour finir de citer ces quelques vers du poète qui souffre du mal du pays

 

 


Parfois de l’étranger
Quelles que soient les merveilles 
Que je puisse contempler
Il m’arrive de penser
A ce Paris beauté
Qui n’a nul pareil

Seule ma terre natale
A des fragrances qui 
Se transforment en mal
Dit mal du pays…

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