Réflexion : les chercheurs et les trouveurs -Par Mohamed-Seddik LAMARA

Publié le par LAGHOUATI

Réflexion : les chercheurs et les trouveurs

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Merci MHAL pour la découverte que tu viens de « fortement et particulièrement recommander » à notre ami Djamel Soukhal et à moi-même. Tu n'auras de cesse de nous surprendre...Agréablement, bien sûr. Tu es un impénitent explorateur constamment à la recherche de belles et originales découvertes. Tu as l'art de nous servir, tel un cordon bleu ces "mets" de l'esprit" dans un environnement - le notre - indigent en  "victuailles" spirituelles. Tu me fais rappeler cette boutade du général De Gaulle qui, alors président de la République avait, face à la paresse de ses ministres à ranimer le secteur de la recherche scientifique d’une France à la traine de la technologie, lancé: "ne me parlez plus de ces chercheurs confinés dans leur coquille, je veux des TROUVEURS."

Ainsi, ta trouvaille d’aujourd’hui  m’incite à proposer à la famille de notre blog cette réflexion, loin d’être exhaustive, sur l’état des lieux de la recherche scientifique en Algérie. Afin de ne pas lasser ceux qui me liront par des circonvolutions académiques, je m’en vais la leur délivrer en vers. Ne t’avise surtout pas à la porter au fronton de la page d’accueil comme tu l’as fait pour mon poème sur l’oasis enchanteresse. Quoique, je te l’avoue, il me plairait de m’allier à toi,  le poète invétéré, pour réserver dans le blog un espace dédié aux aèdes en herbe et qu’on pourrait dénommer : « les moua’allakat de Gneifid »

Les semeurs de crépuscules

Ils  sont dispersés aux quatre vents de la quête du savoir

Laboratoires, centres, ateliers, tank think  et incubateurs

Tonneaux vides, beaucoup de bruit, enchevêtrés couvoirs

Musés figés, tout le monde cherche mais pas de trouveurs

 

Ah !  Si pas lumineux de nos savants arabes avions emboités

Comme eux, pugnaces, en foi, le monde nous aurions ébahi

Ibn Sina,  El khawarizmi et  les autres qui  étiez bien  cotés

Viendriez-vous au secours de ces têtes fertiles mais trahies

 

Pauvres têtes sans gouvernail, ni boussole ni sage mentor

Ni instruments,  ni  cobayes, ni couvoirs ni bancs d’essais

Comme des fruits blets non cueillis, ce n’est point leur tort

Faute  revient aux  gardiens impavides des temples blessés

 

Fossoyeurs  de l’école  livrée aux amateurs et  charlatans

De  l’invariant et  autres  ellipses à géométries variables

Pompeux  académiciens, fats parés d’immérités kaftans

Ils  excellent  dans  l’art  de  la grandiloquence haïssable

 

Nos cerveaux, pas de gaité ne cessent, en trot de fuir

Faites toujours semblant de vous affliger de leur exil

Auteurs patentés de ce désamour sevré de votre ouïr

Encore  longtemps, sèmeriez vous ce vil crépuscule ?

 

 

 

 

 

Publié dans Med Seddik LAMARA

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BENMESSAOUD Ahmed 26/12/2014 14:29


Je suis un chercheur et un trouveur. Je cherche de bons articles et je les trouve dans le blog de SIDI EL HADJ AISSA.



Dania 25/12/2014 09:12


. . . les chercheurs . . . les trouveurs . . . moi je ne sais quoi dire ??


Par contre "L'oasis enchanteresse" est une poésie magnifique , je vous dis "Bravo" et M MohamedHadjAissaLaghouati a bien su choisir la place à ces quatrains
enchanteurs à leur tour!!


Bonne journée à tous .


 

LAGHOUATI 25/12/2014 11:02



merci Dania pour ces mots gentils à l'adresse de notre ami MSL qui le mérite bien . Il va encore faire plus pour nous enchanter plus et mieux . Merci pour lui et Merci à lui , ses écrits m'ont
donné une autre jeunesse



Soukehal Djamal Abdenassaer 24/12/2014 18:58


Tirées de l'internet,


La citation apocryphe  de Charles De Gaulle - Des chercheurs qui cherchent, on en trouve ; des chercheurs qui trouvent, on en cherche.


Et d'autres :


 Trop de chercheurs font carrière dans la recherche, même s’ils ne découvrent rien.


Le gouvernement reste ferme face aux chercheurs en colère.


Autrement dit, il pourra rester chercheur même s’il ne trouve rien et surtout à partir du moment où il ne sera plus d’âge à rien trouver.


L’Etat qui a le devoir d’entretenir dans la nation un climat favorable à la recherche et à l’enseignement ; l’Etat qui, malgré le flot des besoins et le flot des dépenses, a
la fonction de doter les laboratoires et de pourvoir l’enseignement ; l’Etat, enfin, qui doit orienter l’ensemble, tout en laissant à chacun des chercheurs sa direction et son
autonomie.


C’est à l’Etat qu’il appartient de déterminer dans le domaine de la recherche, ce qui est le plus utile à l’intérêt public et d’affecter à ces objectifs-là ce dont il dispose en
fait de moyens et en fait d’hommes.


Le problème en Algérie ce sont les plagiaires …honnêtement, il ne faut pas avoir honte de le dire = il n'y a pas de recherche en Algérie …des 18/20 sont balancés à tort et à
travers pour des thèses tirées à 100% de l'internet …..J'en connais ….des notes sont attribuées aux amies….aux amis …..à ceux du Douar ….rien ne va plus dans les universités ….dans les instituts
…dans les centres de recherche ….je préfère ma mission de développeur….j'en tire des satisfactions ….on aurait pu mieux faire …si on était bien payer …si on avait les moyens ….une voiture
…quelques avantages ….un logement ….quelques voyages à l'étranger …dommage ceux et celles qui partent ….et qui reviennent …. Souvent …sont incompétents ….bourrés de faux diplômes …j'en connais
….ils ne sont d'aucune utilité pour le pays ….je connais un simple technicien développeur ….il est beaucoup plus utile que ……je m'arrête ….la vérité n'est pas bonne à dire …des fois ….et souvent
…..


Alfred de Musset (Paris 1810-Paris 1857)
Je hais comme la mort l'état de plagiaire ; 
Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre.
Premières Poésies, la Coupe et les lèvres