...Comme Hier, Comme Toujours, Comme Demain....

Publié le par MOHAMMED HADJ AISSA

...Comme Hier, Comme Toujours,  Comme Demain....
...Comme Hier, Comme Toujours,  Comme Demain....

« La vieille »

Sandrine Davin

Elle est ici « La vieille »
Assise sur ce banc
Là, au fond du parc
Comme hier, comme toujours
Comme demain.
Des pigeons pour seuls amis
Lui font la conversation
Comme hier, comme toujours
Comme demain.
Elle est bien seule
« La vieille »,
Personne ne pense à elle
« La vieille ».
Elle pourrait bien
Mourir demain
Qui sera là pour lui tenir
La main ?
Elle est si seule
« La vieille ».

Elle pense et repense
Au bon vieux temps
A l’insouciance, aux fleurs des champs
A son enfance,
Comme hier, comme toujours
Comme demain.
Le soleil s’est éteint
Les pigeons se sont fait la malle
Elle n’est plus là
« La vieille »
Elle n’a plus mal…

Sandrine Davin

Les gens vont chez le médecin pour guérir et moi, mon médecin m’enfonce un peu plus dans la souffrance

 

Ah si Ahmed, tu continueras toujours à remuer en moi le doux plaisir de la blessure qui est en moi , par tes évocations d’un passé lumineux et toujours vivant dans les tréfonds de mon âme et de  mon cœur . Tu l’as fait il y a quelques jours en me ramenant 40 ans en arrière, pour revivre mes années d’étudiant, tu viens aujourd’hui d’enfoncer plus loin le clou en me ramenant 5o ans en arrière. Je me demande : toi, le médecin, tu es là pour guérir les malades ou bien aggraver leur mal. Je me le demande !

Pour rien te cacher, j’ai voté, moi également, Abdelkader (en espérant que cela ne va pas influer sur le choix de nos amis)

Moi aussi, tout gosse que j’étais j’avais une véritable fascination pour ce phénoménal joueur qu’était Abdelkader BENCHENATI le magnifique. J’allais souvent au stade « Garnison » pour le voir évoluer au sein du Racing.  Je n’avais d’yeux  que pour lui comme beaucoup de mes petits camarades. Il savait tout  faire du ballon : dribbles, vitesse d’exécution, passes au millimètre, jeu de tête, tirs en véritables boulets  de canon, échappées, intelligence de jeu …. Mais ce qui m’épatait le plus chez lui, me sidérait et me laissait souvent pantois, c’est sa vitesse de démarrage qui laissait ses adversaires cloués sur place  comme paralysés.

J’avais pour lui une admiration à nulle autre pareille, moi, qui n’étais pas sorti de Laghouat ni vu jouer d’autres équipes du nord, Abdelkader constituait pour moi le summum de la technique, il n’y avait rien au-delà.

Tout enfant je rêvais qu’il m’adresse la parole ou jette un coup d’œil sur moi, j’en aurais été très fier auprès de mes camarades. Cela ne m’était jamais arrivé car il y avait cette espèce de pudeur et de respect que nous avions pour les grandes personnes.

Je n’ai eu ce privilège qu’une fois devenu adulte. Dans les années 70 à la fin de mes études j’ai travaillé au lycée comme surveillant général d’internat et là on organisait tous les soirs des matchs de foot entre amis : il y avait Bachir Bederina , économe du lycée, Tektouk, Madani « Oubedni » , Jalloul « ben Errachi », Jalloul Nouar, Allal Yousfi, Hamid « ben Jawa », Aissa Djoudi, Bouzidi Bouhafs, Kouider Boujellal, Allal  et Bakkar Bederina  , et...... il y avait Abdelkader Benchnatti qui était mon co-équipier.

C’était fantastique de pouvoir jouer cotes à cotes avec celui dont une simple parole ou un petit clin d’œil , constituaient pour l’enfant que j’étais dans les années 60, les plus chers vœux. Une amitié s’est instaurée entre nous , il m’appelait par le doux nom de « Benchik » , ce qui me réjouissait et m’honorait.

Nous nous donnions à fond et chaque équipe voulait la victoire pour elle. Il y avait l’équipe de Benchnatti dont je faisais partie et celle de Tektouk .  Abdelkader , qui avait une trentaine d’années , n’avait rien perdu de sa superbe , il continuait toujours à nous épater par sa technique  , ses tirs soudains, ses acrobaties, …. Cela a duré plusieurs mois, ensuite j’ai du quitter Laghouat pour d’autres cieux et quelques années après j’ai appris la terrible nouvelle du décès accidentel de notre ami Abdelkader du coté de la ville de Tiaret. ALLAH yarahmou et tous les amis que nous avons perdus 

Allah yarahmou ! Abdelkader, tu étais bien le meilleur !

 

Quant à toi, Ahmed , merci de me faire « souffrir » , c’est si doux !

29/12/2011 à 08:23

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