Inculpation judiciaire de notables de LAGHOUAT en 1936

Publié le par LAGHOUATI

EXTRAIT DE L'OUVRAGE DE HADJ MAHMOUD KAZI " LAGHOUAT , VILLE BELLE REBELLE ET ETERNELLE"

Inculpation judiciaire de notables de LAGHOUAT en 1936

Photocopie de l’extrait d’un article du Journal  ‘’Echihab’’

N° 284 du mois de Septembre 1936

Il s'agit de l'inculpation judiciaire de Messieurs Dehina Hocine, Ahmed ben Abderrahmane, Mimouni Abdelkader ben Hadroug et Hadabi Ahmed,  El Boussadi relative à la distribution et la diffusion d'un poème écrit par Abdelhamid Ababssa, glorifiant le congrès islamique algérien.

Sur intervention énergique de l'Agha Ferhat Marhoun, fils du Bachagha Ferhat Dehilis, l'affaire en justice a été déboutée à la satisfaction  de la population de Laghouat. A la suite de ce dénouement heureux, Ferhat Marhoun a été qualifié d'audacieux et de chevaleresque.

A l'appui de cet article, Monsieur Keciba Benamar, Directeur d'école en retraite a bien voulu mettre en éveil les bonnes relations qui existaient entre les membres de la famille Ferhat avec les Oulemas de cette époque, en particulier :

- Khelifa Ferhat Djelloul, avec Cheikh Benbadis,

- Ferhat Dehilis et Marhoun, avec Mebarek El Mili.

Il est à signaler que lors de son séjour à Laghouat qui a duré plus de sept ans, Mebarek El Mili, pour échapper à une agression décidée par l'administration coloniale a trouvé refuge à la résidence secondaire des Ferhat au village de Mekhareg.

- Ferhat Lakhdar ben Hamza qui entretenait des relations amicales avec les Oulemas Laghouatis, en particulier Ahmed Chatta, a rendu plusieurs visites à Bachir El Ibrahimi, en résidence surveillée à Aflou.

Il est vrai également que les Ferhat ont également participé à l'édification d'édifices religieux à savoir :

-  Ferhat Bachir ben Hamza a cédé une parcelle de terrain qui a servi à la construction d'une mosquée, vers les années 1910 au Schettet Gharbi, dont le dernier Imam était Kouissi Si Mabrouk, décédé le 4 avril 2008.

-  Khalifa Ferhat Djelloul a acquis par acte notarié la batisse de l'église, transformée en mosquée, vers les années 1920, qui porte à ce jour son nom.

Il est à signaler que le Khalifa Ferhat Djelloul a participé à la construction de la mosquée de Paris, en intervenant auprès des autorités françaises, pour les formalités d'acquisition du terrain devant servir d'assiette pour la construction de la mosquée de Paris..

- Ferhat Lakhdar ben Hamza a cédé un terrain, en plus, a participé financièrement à la construction d'une mosquée, vers les années 1945-46 sise Avenue du 1er Novembre qui porte le nom du Chahid Ahmed Chatta.

Dans le domaine de la culture Arabo-Islamique, l'Association des Oulémas Algériens a décidé d'envisager la création d'une medersa islamique à Laghouat. Pour concrétiser cet important projet, Ferhat hadj Yahia a fait don d'un grand jardin, en plein centre ville de Laghouat. La cérémonie de la pose de la première pierre a été organisée le 8 mai 1945. La rentrée scolaire de l'année 1948 - 49 a été inaugurée, en présence du Cheikh Bachir El Ibrahimi.

Il est anormal et injuste de conclure la présente rubrique, retraçant les œuvres mémorables des Ferhat, Ouled Mohamed ben Tayeb, envers les oulémas musulmans d'Algérie, sans mettre en évidence les activités révolutionnaires de leur progéniture qui a participé à la lutte armée, pour libérer l'Algérie du joug colonial français:

-  Ferhat Benchohra ben Hadj Naïmi, Chahid, décédé en 1961.

- Ferhat Mohamed ben Mabrouk, Chahid, tombé au champ d'honneur, les armes à la main, le 7 août 1957.

-  Ferhat Ahmed ben Tahar ben Boubakeur, enlevé par les supplétifs de Bellounis et incarcéré par les paras de Bigeard, en 1957, alors qu'il se rendait à la prière du dohr, à la mosquée Sidi Cheikh au Schettet.

-  Ferhat Hamida ben Lakhdar;

-  Ferhat Aïssa ben Hamida. Père et fils ont été les premiers à créer des Marakazs (dépôts) à travers le parcours des Larbaâs de l'Ouest, pour alimenter les maquis d'El Gaâda et la Chebka de Berriane, en denrées et habillements.

Les deux ont été incarcérés au centre d'internement de Paul Cazelle, en 1957:

- Ferhat Benyoucef et son fils Ferhat Lakhdar, ainsi que Ferhat Ahmed ben Hamza ont été incarcérés à la prison d'El Asnam (Chlef), durant la révolution.

- Ferhat Djelloul ben Mohamed ben Mabrouk, incarcéré à Laghouat, en 1958.

 


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ملاحظة :

هذا الخبر ورد على صفحات مجلة عبد الحميد بن باديس رحمه الله '' الشهاب '' وينص لى موقف رجل فحل من أبناء آل فرحات الأغواطيون النبلاء الأعزاء الأربحيين دفاعا عن مجلة الشهاب، لأن آل فرحات كانوا دائما للإصلاح وأعداء للدجل والبدع وكانوا دائما سندا لجمعية العلماء المسلمين، فمن مفاخرهم أنهم تبرعوا بالأرض التي بنيت عليها مدرة الأغواط قلعة التوحيد والإصلاح والإسلام كما اشتروا من فرنسا مسجد الخليفة وحرروه من الصليب سنة 1927م وتبرعوا بالأرض التي شيد عليها مسجد أحمد شطة وحموا المرحوم مبارك الميلي ابن تيمية المغرب العربي فغرس العقيدة الصحيحة في الأغواط، فتبارك الله فيهم وبارك في سلالتهم.

أحمد قصيبة


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benbey foudil 06/03/2015 09:02

جزاهم الله خيرا رجال صنعوا التاريج

Ahmida Mimouni 18/08/2013 14:09


Quelques précisions pour compléter cette page.


Le pôème en question était en fait de cheikh Ababsa (impossible de mettre un prénom là dessus, tant le personnage était célèbre sous ce nom), qui était le père de Abdelhamid; c'était un poète
prolifique, réputé pour son talent d'improvisateur, un journaliste talentueux et un personnage haut en couleurs.


La relation entre Djelloul ben Lakhdhar et les Oulama était beaucoup plus dense et complexe que ce qui pourrait être dit en quelques lignes. Le Cheikh Moubarak el Mili a été "installé dans ses
fonctions" en présence du Bachagha Djelloul et il restera sous sa protection attentive à chaque instant, je dis bien à chaque instant, de son séjour à Laghouat


L'intervention du jeune Agha Marhoun s'est faite sur instruction du Khalifa, qui voulait donner le "baptême du feu" à son petit-fils en qui il fondait tous ses espoirs.Le Bachagha Dehilis a eu
très peu de rapports avec les Oulama, mais c'est un autre sujet.


La mosquée de "lemgattaa" a porté le nom de Djamaa Bachagha (Lakhdhar ben Hamza) avant de porter, après l'indépendance, le nom du Chahid Ahmed Catta qui fut son imam après le retrait pour raison
d'âge, de son premier imam Si Dhina ben Makhlouf, qui fut une des grandes figures spirituelles de la ville.


Djamaa Lekhlifa a bien été une des cinq mosquées de Laghoat avant d'être séquestrée et convertie en église; après la construction de l'église, elle fut utilsée comme dépôt de grains; le Khalifa
Djelloul a dû s'adresser en très haut lieu pour obtenir la cession (ou plutôt la rétrocession).


Hadj Ahmida ben Lakhdhar até placé en détention au camp de ¨paul Cazelles parce qu'il a fait le serment en public que, lui vivant, il ne se constituerait pas une harka chez les Larbaa; il a tenu
parole et les Larbaa ont respecté cette parole sans un battement de cils. Selon son propre témoignage, au camp, pendant les longues station debout en plei soleil (appel, prise d'armes etc.) les
détenus, à la demande de Abdelkader Mimouni serraient les rangs devanr lui pour qu'il puisse s'asseoir sans être vu par les gardiens; il était devenu un des personnages les plus reespectés dans
ce camp où tous étaient plus que respectables.


Grand merci à Si Mahmoud d'avoir évoqué ce moment de l'histoire de notre ville et d'avoir cité le nom de quelques figures dont on ne mesurera jamais assez l'importance du rôle qui fut le leur au
service de la connaissance.


و كلٌّ وعد الله الحسنى