De Quoi se plaint-on ? - par Christian-

Publié le par LAGHOUATI


      La discipline au monastère de Brunwald était
  déséspérément stricte. La loi du silence forçait les frères à
  se taire pendant 10 longues années. Après avoir attendu si
  longtemps, chaque moine avait le droit de prononcer deux mots,
  mais pas un de plus.
 
      Ce fut au tour du frère Haanz de s'entretenir avec
  l'abbé. Parle frère, je t'écoute :
 
      " Lit... dur", dit le moine.
 
      "Je vois" répondit son supérieur.
 
 
      Dix ans plus tard, le frère Haanz revint auprès de
  l'abbé.
 
      "Quels sont les deux mots que tu voudrais me dire ?"
 
      "Nourriture... pue"
 
      "Je vois" soupira l'abbé
 
      Une autre décennie s'écoula et le moine, à genoux devant
  le père, lâcha :
 
      "Je... pars"
 
 
      "Eh bien ça ne m'étonne pas. Tu n'as pas cessé de te
  plaindre !" lui lança l'abbé en guise d'au revoir.
 
  (c)2005, www.club-positif.com
 
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      La chute est rude et drôle... mais la question est posée :
  pourquoi le moine avait-il choisi cette vie s'il n'était pas
  capable d'en profiter, s'il ne se laissait pas aller,
  toujours préoccupé par son petit confort ?
 
      Comme lui, nous n'avons souvent que des mots pour nous
  plaindre alors qu'il suffirait de nous laisser aller et de
  profiter de ce que le monde a à nous offrir.
 
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      "Si tu remerciais Dieu pour toutes les joies qu'il te
  donne, il ne te resterait plus de temps pour te plaindre." 
  Maître Eckhart

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Daoudi 18/03/2011 22:25



l'etre humain est un gouffre sans fond



BENSMAINE 18/03/2011 21:26



CA DEPENT AUSSI DE L'AUTRE QUI EST EN FACE DE NOUS ET DE L'IMPORTANCE DE CE QUI EST ENTRE NOUS.



Kahouadji 18/03/2011 20:39



C'est l'humain et sa manie a vouloir toujours plus et qui le  mène à ne plus jouir de ce


qu'il a.Mais il ya bien un trésor bien salvateur de nos ames assoiffées : La satisfaction.



Samir 14/03/2011 15:54


Très instructif Samir Amirouche Ouramdane


Mebarki 14/03/2011 15:47


Entre le marteau et l’enclume C’est systémique, il n’y a pas une frange de la société ou un secteur d’activité qui ne se révolte contre l’indifférence de l’administration et la légèreté avec
laquelle le pouvoir les traite. Au-dessus de tout, le pouvoir et ses affidés décident de la mise en oeuvre de textes règlementaires importants à l’insu du corps ou du secteur concerné. À l’exemple
de ce fameux décret présidentiel sur les grandes écoles aussitôt publié et aussitôt abrogé. Sans excuses, ni démission, ni, encore moins, de sanction, comme si la République était une propriété
privée. Le même scénario risque de se reproduire avec le projet de loi sur le code communal. Travaillé en catimini par des commis de l’État confinés dans des bureaux, arrangeant au mieux leur corps
d’appartenance, à l’administration, aux dépens des facilitations pour les citoyens, ce nouveau code est à peine rendu public pour discussion au Parlement qu’il donne déjà des sueurs froides aux
élus. En effet, ces derniers se retrouvent pris en étau entre une tutelle diverse et éparse et les citoyens qui les ont élus sur la base de programmes électoraux qu’ils ne pourront jamais honorer
avec un texte plus restrictif que celui du parti unique. Au lieu de l’ouverture attendue, l’édile se trouve coincé entre le représentant de l’administration centrale, en l’occurrence le wali, ou,
pire encore, le wali délégué, et sa population qui attend tant de lui. Privé de son droit à l’initiative pour le bien de sa commune, obligé de rendrecompte et de demander une autorisation qui
arrive tardivement sinon jamais, le maire, entre le marteau et l’enclume, restera cette cible désignée au mécontentement de la proximité. Résultat : la plupart des présidents d’APC, bien que
militants de l’un ou l’autre des partis de l’Alliance présidentielle n’hésitent pas à s’insurger contre ce texte de loi pourtant porté à la connaissance de ces partis. Au final, on peut en conclure
qu’il y a incompétence grave quelque part en matière de gestion des affaires du pays ou, tout au moins, un pis aller tout aussi grave, qui ne laisse plus indifférents ceux dont on veut être les
parrains ou les mentors et qu’on désigne à l’avance à la vindicte populaire. On ne le dira jamais assez : les temps ont changé et les hommes doivent suivre. O. A. abrousliberte@gmail.com