C'était le 22 Septembre 1948 ! La catastrophe d'El Gharbia ( Laghouat) Partie II

Publié le par LAGHOUATI

La majorité des témoignages recueillis sur place confirment sensiblement ce qu'a annoncé hier l'agence France-Presse, des soldats avaient déchargé le camion de la maison Delaunay  et avaient déjà entreposé la moitié du chargement dans les soutes à munitions, environ 2 tonnes et demi d'explosif. L'autre moitié attendait encore dans la cour de la caserne, lorsqu'un sergent-chef s'aperçut que l'une des caisses faisait dégager des vapeurs. Il y juste le temps, ainsi que les soldats, de s'enfuir et de s'abriter; la cheddite restée dans la cour explosait, et immédiatement après, celle déjà entreposée explosait à son tour.    
Dans la vaste enceinte du quartier, il semble qu'une terrible tornade ait passé; partout, des tas de gravats que des ouvriers déblaient prudemment, car ils recouvrent certainement des victimes. Ici ; des balles de fourrage et, tout à côté, des cadavres de chevaux déchiquetés; au milieu de la cour, des ferrailles enchevêtrées qui furent des jeeps et des camions; des madriers, des débris métalliques informes; par ci par là un pan de mur se dresse encore, dans un équilibrer incertain. 
Autour du quartier Abdallah; des rues commerçantes et des maisons d'habitation. Il n'en reste plus grand chose. Certaines maisons ont été pulvérisées, celles, surtout, comme c'est fréquent dans ces régions, qui sont construites en "toube": moellon de terre amalgamée. L'avenue Mergueritte, qui borde le quartier militaire, a particulièrement souffert. Le spectacle est lamentable de ces objets familiers qui émergent des décombres: des meubles, des jouets d'enfants, des vêtements, des casseroles...  
Dans la région sinistrée que gardent des légionnaires, pour éviter le pillage et les accidents, 450 ouvriers travaillent sans relâche au déblaiement des décombres.
à suivre...
 
Posté parA.MECHATTAH

Publié dans AHMED MECHATTAH

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