LES EFFETS DU GÉANT MOUDJAHID- PAR M.S.LAMARA-

Publié le par LAGHOUATI

Seddik Lamara

 

LES EFFETS DU GÉANT MOUDJAHID

La kheïma-musée improvisée par le collectionneur Mokhtari Jamel de Sour El Ghozlane à l’occasion de la manifestation célébrant Yennayer, organisée le 14 janvier courant, conjointement, par les représentants de la Fédération Algérienne des Sports Mécaniques, la Direction de la Jeunesse et des Sports, la Ligue des Sports Mécaniques de la wilaya de Bouira et les patrons de la station thermale (SARL FARAXA), à Hammam Ksana (commune d’EL Hachimia, wilaya de Bouira), a suscité auprès des nombreux visiteurs, émerveillements, d’inattendues découvertes, cocasses anecdotes et surtout de magistrales leçons exhumées du lointain passé.
Parmi ces leçons, la plus spectaculaire, la plus réconfortante à l’adresse, surtout, de nos générations montantes, sevrées des exemples légués par la singulière histoire de la révolution algérienne, a été donnée par les effets vestimentaires laissés par un moudjahid tout aussi singulier : un pantalon long et large (1,70 mètre), hors mesure, muni d’une longue ceinture et de larges et solides brettelles en cuir accroché à la chatoyante tenture de la kheïma et au dessous duquel trônait une paire de souliers à la pointure approchant les 50 centimètres.
Mokhtari, orateur et tribun hors pair, prit le soin de conter les exploits de ce colosse. Il révéla que celui qui le portait : « était un géant par sa morphologie et par sa bravoure ; mesurait plus de deux mètres de long avec un pourtour de taille dépassant un mètre quarante, preste et combatif, un véritable char d’assaut enjambant collines et crêtes pour aller à la rencontre des troupes coloniales sur les reliefs tourmentés et combien valeureux du Dirah (sud-ouest de Sour El Ghozlane) sur lesquels il avait terrassé nombre de sections bredouillant à la seule évocation de son exceptionnelle envergure » (…)
Visiblement ébahie par la narration du prolixe et attachant Jamel, Une respectable dame accompagnée de son freluquet rejeton, tressautant sous les morsures du froid vif, toisât en hochant la tête son fils. Le « pôvre », il portait un jean à la mode « écorchée » tombant à mi-bassin, des bascquettes « chi chi » et une tignasse en crête gominée d’un coq déplumé de la légendaire hardiesse de ses ancêtres ! Faudrait-il en pleurer ou en rire ? Les deux à la fois, ce n’est pas de sa faute. Il est de mise, alors, de rappeler cet adage « ham ibbaqui wi…idhahaq ! » (Ce malheur qui fait rire et pleurer en même temps).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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